I hope

projet  Caroline Breton & Charles Chemin

mise en scène  Charles Chemin

création sonore & performance live  Dom Bouffard

objets scéniques  Robin Chemin

lumières  Charles Chemin & Sacha Daniel

assistante  Alice Stern

photographe  Clélia Schaeffer

conseil scénographique  Adrian Damian

conseil dramaturgique  Nils Haarmann

chargée de production  Bérangère Magnani

jeu  Caroline Breton 

        et des participantes/invitées

Premiere le 12 mars 2019 

La Ménagerie de Verre, Paris

production

groupe Karol Karol

coproduction

Ménagerie de Verre, Paris

The Watermill Center, New York

et le soutien de 

Centre National de la Danse, Pantin

LE CENTQUATRE-PARIS

Dans les parages/La Friche, Marseille

durée  1h05

dates

12, 13 & 14 mars 2019 

La Ménagerie de Verre, Paris

11 août 2019 

The Watermill Center, New York

2 avril 2020  

Théâtre du Garde-Chasse, Les Lilas

© Clélia Schaeffer

I hope est un solo et la tentative de faire le portrait insaisissable de son interprète. Ce travail sur l’art du portrait, portrait réel, portrait fictif, est un croisement de mémoires, une collection de strates et de rémanences, traversée par des questions d’identité, d’image fictionnelle de soi-même, de blessure secrète, d’imagerie sociale normée de la femme. Ce n’est pas un autoportrait, mais plutôt une somme de portraits scéniques, où une femme est dévoilée dans sa multiplicité, opaque, invertie.

 

De la rencontre avec Cindy Sherman et son œuvre, des questions ont émergé : Qui se cache derrière l’image ? Mentirions-nous tous sur notre identité ? Quelles stratégies les artistes déploient-ils pour transformer un matériau, une idée ou eux-mêmes à l’intérieur de leur travail, et pour quel effet ? Comment les individus se fabriquent-ils une image, dans la vie ? Derrière quels stéréotypes sociétaux trouvent-ils refuge ? On a aussi été guidé par l’œuvre de Francesca Woodman, qui a également utilisé son corps dans ses photographies et prend le parti de se dissoudre dans le réel. Elle porte en elle une singularité, un regard, une manière de faire face, bien au présent, une manière de défier la temporalité et les conventions en faisant de l’art à partir de presque rien. Pour la citer : ''Les choses du réel ne me font pas peur, seulement celles qui sont au fond de moi.''

 

On explore en Caroline un être à la sensorialité transmodale, comme un jeune enfant qui crée son monde interne à partir de ce qu'il perçoit du monde extérieur, en mélangeant les sens, et établit un pont entre soi et non-soi. Les expériences lumineuses, spatiales, de relation à l'autre, et particulièrement la matière sonore de Dom Bouffard créée en live, forment une sorte de « monde-climat » (hommage au pédopsychiatre Daniel Stern), dans lequel Caroline tente d'atteindre le monde extérieur tout en affrontant son monde intérieur.

 

Charles Chemin

© Clélia Schaeffer

EXTRAITS DE PRESSE

Pariscope - Marie Plantin (14 mars 2019)

 

“Chaque pose fait son effet, charrie toute une grammaire iconographique, un arrière-plan, un contexte dans lequel l’imaginaire s’engouffre. (...) Caroline Breton est l’interprète idéale de cet essai scénique insaisissable qui vient questionner le corps autant que l’image, le modèle et l’original, l’immobilité et le mouvement. Elle s’offre tout en disparaissant, elle est féminine et masculine, pure exécutante et intensément vibrante. Elle habite chaque geste pleinement. Et l’on découvre qu’une pose n’est vivante que lorsqu’elle naît du mouvement qui la précède.”

(...)

“Avec Charles Chemin à la mise en scène, tous deux composent une partition déroutante et passionnante, une chorégraphie épurée. (...) Le spectacle est très construit, la partition très écrite, la dramaturgie solide, mais rien n’est figé dans le froid du marbre, tout vibre et palpite sur ce plateau immense et unique en son genre de la Ménagerie de Verre. Le spectacle avance à pas sûrs vers son apothéose, il semble rebrousser chemin pour aborder aux rives de l’archaïsme où les masques tombent.  Le final  est magnifique et électrisant au plus haut point.”

(...)

“De l’apparition à la disparition il n’y a qu’un pas, de l’existence à la mort, de la représentation à l’effacement de soi, de la présence à l’absence. L’art du portrait est une impossibilité en soi, une exploration sans fond. Charles Chemin et Caroline Breton l’explorent dans une incarnation pénétrante et offrent une performance ouverte sur l’infini. Comme si la scène n’avait pas de mur de fond.”

 

Toute la Culture - Amélie Niddam Blaustein (13 mars 2019)

 

“Tee-shirt blanc, pantalon noir, baskets blanches, yeux bleus, lèvres rouges et surtout cheveux lâchés, elle fait naître la danse de plus en plus, installant, en mêlant son corps aux sons urbains mixés et joués live par Dom Bouffard, un rythme de plus en plus entêtant. (...) On obtient alors la réponse posée au début : quelle est la bande son de ces mouvements ? Des mots qui sortent doux et tapent dur. (...) Cette très forte performance ne s’accorde aucune facilité.”

 

I/O Gazette - Noémie Régnaut (26 mars 2019)

 

“I Hope emporte précisément dans l’exposition d’un corps donné comme métamorphique, qui par la multiplication et la contradiction des gestes et des poses affirme en dernier lieu le mystère et la force des femmes, irréductibles aux représentations qu’on veut bien en donner. (...) I Hope offre une belle réflexion sur la perception du corps de la femme et sur la perception de soi, avec ses zones d’ombres, ses mécanismes latents et ses révoltes quotidiennes qui maintiennent l’espoir d’une liberté toujours à conquérir, toujours recommencée.”

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